La courge spaghetti se ramasse à maturité complète, généralement entre fin septembre et mi-octobre en France, environ 90 à 110 jours après la plantation. Le meilleur repère n’est pas le Calendrier mais la peau : un fruit jaune doré à jaune profond, dur au point que l’ongle n’y laisse aucune marque, est prêt. Au 17 octobre, la plupart des potagers sont donc en plein dans la fenêtre de récolte, et parfois à la limite.
- La courge spaghetti se récolte généralement entre fin septembre et mi-octobre, 90 à 110 jours après plantation.
- Une peau que l’ongle ne marque pas et un pédoncule brun et sec indiquent un fruit mûr.
- Sous 3 à 4 °C la nuit, il faut couper les fruits, même imparfaits.
- Bien séchée et stockée entre 10 et 15 °C, elle se conserve deux à trois mois.
Les signes d’une courge prête à cueillir
Une courge spaghetti immature est blanc crème ou jaune pâle, avec une peau que l’ongle perce sans effort. Le test est simple : enfoncez-le légèrement. Si la chair cède, attendez encore une à deux semaines.
Le pédoncule est le deuxième indicateur. Sur un fruit mûr, cette tige verte devient brune, sèche et liégeuse, souvent fendillée, et la feuille la plus proche jaunit ou se dessèche. Le son aussi renseigne : une courge mûre rend un bruit sourd et creux quand on la tapote.
La couleur finale varie selon les variétés. Certaines virent à l’ivoire soutenu, d’autres à l’orange clair, ce qui rend la seule teinte peu fiable si l’on ne connaît pas sa graine.
Surveillez enfin la plante entière. Quand le feuillage meurt de lui-même en fin de saison, les fruits ont terminé leur maturation, et les laisser plus longtemps au sol n’améliore plus rien.
Le calendrier, et l’ennemi numéro un : le froid
La courge spaghetti (Cucurbita pepo) est un fruit d’été cultivé comme une courge d’hiver. Semée en godets d’avril à début mai, repiquée après les derniers risques de gel, elle demande trois mois et demi de culture en moyenne. Un semis tardif de juin, fréquent quand le printemps a été froid, repousse mécaniquement la récolte aux dernières limites d’octobre.
La contrainte est le gel. Une gelée légère à -1 °C suffit à abîmer la peau et réduit la durée de conservation, car les tissus touchés pourrissent en quelques semaines. Dès que les prévisions annoncent moins de 3 ou 4 °C la nuit, mieux vaut couper les fruits, même s’ils ne sont pas parfaits.
Une courge cueillie un peu tôt n’est pas perdue. Posée dans un endroit sec et lumineux, à 20-25 °C, pendant dix jours à deux semaines, elle poursuit son durcissement de peau, ce qu’on appelle le séchage de cure. Les sucres continuent de se former, ce qui adoucit la chair.
Les pluies d’automne posent l’autre problème. Un fruit qui reste dans un sol détrempé repose sur une peau humide, un terrain idéal pour la pourriture. Glissez une planche, une tuile ou un lit de paille sous chaque courge dès septembre.
Bien couper, bien sécher
Utilisez un sécateur propre. Coupez en laissant 5 cm de pédoncule, jamais moins : c’est la porte d’entrée des champignons, et une courge dépourvue de queue se garde bien moins longtemps. Ne portez jamais le fruit par la tige, elle casse sous le poids, qui atteint souvent 1 à 2 kg.
Une fois cueillies, les courges passent par une courte étape de cure. Placez-les au soleil, sur une surface sèche, une dizaine de jours si le temps est clément, ou dans une pièce chaude et aérée sinon. Essuyez la terre à sec, sans les laver : l’eau favorise les moisissures.
Un bon séchage donne une peau sonore et mate, sans trace de sucre qui perle autour de la coupe du pédoncule.
Triez ensuite. Les fruits entaillés, fendus ou marqués par le gel se consomment dans la semaine, ceux à la peau intacte partent en stockage.
Conservation : jusqu’à trois mois
Une courge spaghetti bien mûre et intacte tient de deux à trois mois entre 10 et 15 °C, dans un endroit sec et aéré, comme une cave saine, un garage hors gel ou un cellier. Au-dessous de 10 °C prolongés, elle souffre du froid, et au-dessus de 20 °C elle sèche plus vite.
Disposez-les sans qu’elles se touchent, sur une clayette ou du carton, pas à même le béton qui garde l’humidité. Contrôlez-les toutes les deux semaines, et retirez sans attendre toute courge qui présente une tache molle, car la pourriture gagne ses voisines.
À noter, la spaghetti se garde moins longtemps que le potimarron ou la butternut, dont la peau est plus épaisse. Si vous avez beaucoup de fruits, consommez-la en premier.
La chair se détache en filaments une fois cuite, 30 à 40 minutes au four à 180 °C en deux moitiés, ou environ 20 minutes à la vapeur. Pour la congélation, les filaments cuits, égouttés et mis en portions, se gardent jusqu’à six mois.
Gardez quelques graines : celles d’une variété non hybride se ressèment l’année suivante, à condition de les extraire d’un fruit parfaitement mûr, laissé deux à trois semaines de plus après la cueillette avant d’être ouvert.